lundi 21 janvier 2019

Règles de l'air

Voici un extrait du chapitre 2 des règles de l'air que doivent respecter tous les pilotes civils, professionnels ou non.
2.3 Responsabilité pour l'application des règles de l'air
2.3.1 Responsabilité du pilote commandant de bord :

Le pilote commandant de bord d'un aéronef, qu'il tienne ou non les commandes, est responsable de l'application des règles de l'air à la conduite de son aéronef ; toutefois, il peut déroger à ces règles s'il le juge absolument nécessaire pour des motifs de sécurité.

C'est un exemple typique de réglementation intelligente qui autorise un commandant de bord à déroger aux règles de l'air dans certaines conditions. Le législateur n'a pas souhaité introduire cette nuance dans le code de la route... par peur de la brèche que ça occasionnerait ?

Citations 4

Marquis de Sade :

Prédicant, quitte tes préjugés, sois homme, sois humain, sans contrainte et sans espérance ; laisse là tes dieux et tes religions ; tout cela n'est bon qu'à mettre le fer à la main des hommes et le seul nom de toutes ces horreurs a plus fait verser de sang sur la terre.

Antoine de Saint Exupéry (dans une lettre datée de la veille de sa disparition) :

Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leurs vertus de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier.

Jean-Paul Sartre :

La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on fait.

George Bernard Shaw / 1856-1950 / Préface de Androclès et le lion / 1912 :

Ce n'est pas l'incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c'est la croyance.

Arthur Shopenhauer (1788 -1860) :

Ce que les hommes appellent communément leur destin, ce ne sont souvent que leurs propres bêtises.

Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l'obscurité.

Ni aimer, ni haïr, c'est la moitié de la sagesse humaine : ne rien dire et ne rien croire l'autre moitié. Mais avec quel plaisir on tourne le dos à un monde qui exige une pareille sagesse.

Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme, je n’ai pu y découvrir une seule idée un peu profonde.

Baruch Spinoza / 1632-1677 / L’Ethique :

Nous ne désirons pas les choses parce qu’elles sont bonnes, mais nous les déclarons bonnes parce que nous les désirons.

Tatanka Yotanka - Sitting Bull, guerrier sioux :

Chaque graine est éveillée et de même tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons, nous aussi, notre existence et c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Cependant écoutez-moi, mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race .... petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins ; ils l'a défigurent avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. Nous ne pouvons vivre côte à côte. Il y a sept ans seulement nous avons signé un traité qui nous assurait que les terrains de chasse aux bisons nous seraient laissés pour toujours. Ils menacent maintenant de les reprendre. Mes frères, devons-nous nous soumettre ou devons-nous leur dire : « Tuez-moi d'abord avant de prendre possession de ma patrie ! »
Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s'apercevront que l'argent ne se mange pas.

Guy Sorman :

Le Tiers Monde, ce n'est pas seulement la pauvreté de masse, c'est - à des degrés divers - la victoire permanente des forts sur les faibles, le règne d'idéologies délirantes, la priorité donnée à la politique sur l'économie, à la hiérarchie sur le talent, l'ignorance des droits de l'homme, l'absence de légalité, le refus du pluralisme, l'interdiction de la critique et le mépris de l'individu.

Alfred Tennyson :

Je sens, quand j'ai le plus de peine, que mieux vaut avoir aimé et perdu que ne jamais avoir aimé du tout.

Mark Twain :

Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu'ils ont été trompés.

Nos prêtres ne sont pas ce qu'un vain peuple pense : notre crédulité fait toute leur science.

Amadou Hampâté Bâ dans l'étrange destin de Wangrin :

Qu'est-ce que l'homme ? C'est la bête qui ne se croît pas bête, alors qu'elle paît nuit et jour dans les prairies de la bêtise.

Alfred de Vigny (1797-1863) :

Si l’on préfère la vie à la mort on doit préférer la civilisation à la barbarie. L’islamisme est le culte le plus immobile et le plus obstiné, il faut bien que les peuples qui le professent périssent s’ils ne changent de culte.

Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999 :

Expliquer toute chose par Dieu, cela revient à couper court à toute question, à réprimer toute curiosité intellectuelle, à étouffer tout progrès scientifique. On n'est guère avancé en disant que la merveilleuse variété et l'impressionnante complexité des organismes vivants sont un miracle. C'est encore moins une explication scientifique... Seul un scientifique en proie à un sentiment d'émerveillement sent que l'extraordinaire complexité a besoin d'être expliquée. En formulant des hypothèses qui seront testées, il essayera de démystifier les prétendus mystères de l'univers. Au contraire, l'homme religieux se contentera de remarquer platement que tout fut créé par Dieu.

C'est en promettant une récompense au paradis aux martyrs qui meurent en combattant pour l'islam que Muhammad fut capable de développer l'un des legs les plus maléfiques du Coran, la notion de guerre sainte... Les fanatiques ont été utilisés d'une manière effrayante tout au long de l'histoire de l'islam. Les martyrs ont été employées pour commettre des assassinats politiques bien avant ceux des XIe et XIIe siècles.

Nous pouvons aussi nous demander comment une loi dont les premiers principes furent établis il y a plus d'un millénaire, et dont la substance n'a pas évolué depuis, pourrait encore être d'actualité au XXe siècle. La charria ne reflète que les conditions sociales et économiques des premiers abbassides et on l'a conservée sans tenir compte des développements ultérieurs de la société. ...aussi longtemps que nous penserons que le Coran est éternellement vrai et qu'il apporte une réponse à tous les problèmes du monde moderne, il n'y aura aucun progrès. Les principes contenus dans le Coran sont antithétiques au progrès moral.

Il n'existe pas de différence entre l'islam et l'intégrisme islamique.

Les militants islamistes n'ignorent pas que l'islam est incompatible avec les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Ils se sont réunis à Paris en 1981 pour rédiger une Déclaration Islamique des Droits de l'Homme qui occulte toutes les libertés qui contredisent la loi islamique. Plus préoccupant encore est le fait que sous la pression des États musulmans, l'article 18 de la Déclaration des Nations-Unies a été révisé en novembre 1981. La liberté de religion et le droit de changer de religion ont été supprimés et seul le droit d'avoir une religion fut conservé.

N'y a-t-il meilleur symbole d'impérialisme musulman que l'image d'un peuple qui se prosterne cinq fois par jour vers l'Arabie?

L'islam décourage toute innovation et tout problème est traité comme un problème religieux même s'il est purement économique ou social.

L'islam, en particulier l'islam politique, s'avère totalement incapable de faire face aux problèmes du monde moderne.

L'obstacle majeur au développement des droits de l'homme dans l'islam, c'est Dieu ou, pour être plus précis, c'est la vénération du Coran et de la sunnah.

Si évolution naturelle du polythéisme au monothéisme il y a, alors, ne pourrait-il pas y avoir une évolution naturelle du monothéisme vers l'athéisme?

Le plus nocif des legs de Muhammad est peut-être d'avoir soutenu que le Coran est la parole même de Dieu, vraie à jamais, faisant ainsi obstacle à tout progrès intellectuel et oblitérant tout espoir de liberté de pensée qui seuls permettraient à l'islam d'entrer dans le XXIe siècle.

Avant même de pouvoir lire ou écrire ma langue maternelle, j'avais appris le Coran par coeur, en arabe, sans en comprendre un traître mot; ainsi en est-il pour des centaines de millions d'enfants musulmans. Dès que j'ai été capable de raisonner par moi-même, j'ai rejeté tous les dogmes religieux que l'on m'avait fait ingurgiter. Je me considère aujourd'hui comme un humaniste laïc, qui croit que toutes les religions sont des rêves d'hommes débiles, de toute évidence fausses et pernicieuses.

Alors qu'on culpabilise tous les Européens avec le colonialisme et l'impérialisme occidentaux, l'impérialisme arabe est au contraire présenté comme un objet de fierté pour les musulmans. Personne ne s'avise de faire remarquer que l'islam a colonisé des territoires qui appartenaient à des civilisations anciennes, et que ce faisant, il a écrasé et réduit à néant de nombreuses cultures.

La nature totalitaire de l'islam n'est nulle part plus apparente que dans le concept de Jihad, la guerre sainte, dont le but final est de conquérir le monde entier et de le soumettre à la seule vraie religion, à la loi d'Allah. Les musulmans ont le devoir de se battre et de tuer au nom d'Allah.

Il est difficile pour l'Occident d'imaginer le pouvoir qu'exercent les mollahs sur les masses, les poussant à perpétrer les actes les plus vils, au nom de Dieu. Un groupe de musulmans hystériques, manipulés par un mollah, a lapidé un enfant abandonné, au motif qu'il était probablement le fruit d'une union illégitime et donc qu'il ne pouvait pas être toléré. Une autre foule a coupé la main d'un homme parce que le mollah qui la menait avait prétendu que cet homme était un voleur, sans preuve, sans procès, juste sur la parole du mollah.

Même si nous concédons que les musulmans conservateurs ont interprété la charria à leur façon, qu'est-ce qui nous donne le droit de dire que leur interprétation est fausse et que celle des musulmans libéraux est authentique? Qui peut dire ce qu'est l'islam authentique? Pour beaucoup de spécialistes, la charria demeure l'essence de la civilisation islamique. En fin de compte, on peut interpréter la charria avec une certaine souplesse, mais elle n'est pas pour autant indéfiniment élastique.

La vérité, c'est que l'islam ne parviendra jamais à la démocratie ni au respect des droits de l'homme aussi longtemps qu'il s'en tiendra à la charria et qu'il n'y aura pas de séparation de l'Église et de l'Etat. Mais, comme Muir le fait si justement remarquer : "Une religion réformée qui remettrait en question l'autorité divine sur laquelle elles (les institutions de l'islam) reposent ou qui essayerait, par des choix rationnels ou des compromissions, de mener à bien un changement, ne serait plus l'islam.

L'essor du fascisme et du racisme en Occident est la preuve que tout le monde n'est pas amoureux de la démocratie. Par conséquent, la bataille finale ne sera pas nécessairement entre l'islam et l'Occident mais entre ceux qui attachent du prix à la liberté et ceux qui n'en attachent aucun.

Tous les musulmans, et pas seulement un petit groupe d'intégristes, croient fermement que le Coran est réellement la parole de Dieu! Et leur clergé a torturé, exterminé tous les penseurs qui ont tenté de réformer ce message. Il n'y a hélas pas eu de Luther dans l'islam, et la pression sociale et politique exercée sur les musulmans modérés les a empêchés d'imaginer, d'oser une sorte de Vatican II où l'on aurait humanisé, modernisé cette religion en tenant compte du droit à l'éducation, de l'égalité entre hommes et femmes, du droit de tous les peuples à vivre leur foi en paix.

Walt Whitman ‘Aux États-Unis’, dans Feuilles d’herbe :

Résistez beaucoup, obéissez peu. Dès que vous cesserez de remettre en question la soumission, vous serez complètement asservis.

Emile Zola / 1840-1902 / La Tribune, 13 décembre 1868 :

Ces pauvres cerveaux étroits qui croient que Dieu vend une place de son paradis en échange d'une prière.

La religion est le plus grand obstacle dont les hommes de progrès doivent tout d'abord débarrasser la route.

Howard Zinn :

L'Histoire montre que les pires atrocités (guerres, esclavages, génocides) ne résultent pas de la désobéissance mais de l’obéissance.

Citations 3

Henri Laborit :

Ce n'est pas l’utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution. C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance.

Pierre Larousse :

L’esprit clérical se définit de lui-même : c’est tout simplement la raison bafouée, la lumière du soleil niée, la liberté maudite, le despotisme exalté, le pouvoir civil enfin subordonné au pouvoir religieux. L’esprit clérical, c’est la négation des conquêtes de la science moderne, la haine de la dignité humaine, le retour aux sanglantes ténèbres du Moyen-Âge, en un mot, le contre pied de la Révolution.

Paul Léautaud / 1872-1956 :

Être intelligent, c'est être méfiant, même à l'égard de soi-même.

Daniel Legras :

La démarche scientifique ne consiste pas à prouver qu'une théorie est vraie, mais au contraire à prouver que cette théorie est fausse. Et ce ne sera qu'après un long processus, au cours duquel aucune expérience n'aura pu démontrer qu'elle était fausse, que le scientifique pourra envisager que son hypothèse est peut-être vraie.

Je me défie au plus haut point des hommes dont le métier est d'obéir à un État qui leur fournit des armes et un peu de pouvoir.

Albert Libertad (Le culte de la charogne) :

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des administrations, des lois, du gouvernement, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des proprios, des salaires, du chômage, des impôts, des rentiers, de la cherté des vivres et des loyers, des longues journées d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales. Tu te plains, mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ? Parce que tu es l’électeur, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin, sanctionne toutes ses misères, consacre toutes ses servitudes. Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet. Tu es le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Georg Christoph Lichtenberg / 1742-1799 / Aphorismes :

Lorsqu'ils rencontrent un homme qui pense librement, les croyants font le même vacarme que les poules découvrant, parmi leurs poussins, un caneton qui va vers l’eau. Ils ne songent pas que des gens vivent aussi sûrement dans cet élément qu'eux-mêmes sur la terre ferme.

Amin Maalouf (Écrivain, Académie française) :

On a appris aux hommes qu’ils devaient appartenir à une croyance comme on appartient à une race ou à une tribu. Et moi je leur dis : on vous a menti. Quand les “grandes” religions rassemblent le troupeau des fidèles, ce n’est pas autour de l’amour mais autour de la haine.

Maurice Maeterlinck :

La peur de la mort est l'unique source des religions.

Errico Malatesta :

Les seules choses impossibles sont celles que l’on ne désire pas vraiment.

André Malraux (Paru dans le "Time" le 3 juin 1956):

C'est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée Islamique. Sous estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles(...) Le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l'Islam(...). Actuellement, il est trop tard".

Sylvain Maréchal / 1750-1803 :

Le véritable athée est un philosophe modeste et tranquille qui n’aime point faire du bruit et qui n’affiche pas ses principes avec une ostentation puérile, l’athéisme étant la chose du monde, la plus naturelle, la plus simple.

Bob Marley :

Tu dis que tu aimes la pluie mais tu utilises un parapluie quand il pleut,tu dis que tu aimes le soleil mais tu cherches l'ombre quand il brille, tu dis que aimes le vent mais tu fermes la fenêtre quand il souffle, c'est pourquoi j'ai peur quand tu dis que tu m'aimes...

Roger Martin du Gard (1881-1958), Correspondance générale, Gallimard, 1992 :

La pensée ne commence qu'avec le doute.

Karl Marx / Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure :

La philosophie fait sienne la profession de foi de Prométhée : "Je hais tous les dieux." Cette profession de foi est sa propre devise qu'elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l'homme a de soi.

Margaret Mead :

Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D’ailleurs rien d’autre n’y est jamais parvenu.

Albert Memmi (Écrivain, enseignant) :

L’intégrisme religieux n’est pas un fait divers accidentel, il est simplement latent et ressurgit périodiquement dans les moments de changements sociaux qui angoissent et incitent certains à se réfugier dans une conception plus archaïque et donc plus rassurante de la société. Les choses deviennent tout à fait claires avec l’incitation au meurtre de Salman Rushdie : quiconque porte atteinte à l’islam encourt la peine de mort. L’atteinte est verbale (une opinion contraire), mais l’énormité de la “récompense” donne la mesure de la condamnation. Cette conception totalitaire repose sur deux postulats. Le premier est que la vérité (leur vérité) est absolue, cette vérité ne supporte aucune restriction sans être elle-même en danger, ce qui prouve que les tenants de cette vérité ne sont ni sûrs d’eux-même ni sûrs de leur vérité, pour la défendre ils ont besoin de mettre Dieu dans leur jeu. Le second postulat est que les peuples qui s’opposent à cette conception unitaire doivent être mis dans l’impossibilité de nuire par la coercition ou par la destruction : l’idéologie se clôt par une action radicale sinon elle ne serait pas totale.

Pierre Mendes-France :

L'élément fondamental du système démocratique, c'est la vérité. S'il n'y pas d'honnêteté de la part de ceux qui jouent un rôle dans le jeu des institutions, il ne peut pas y avoir de démocratie.

John Stuart Mill / De la liberté / 1859 :

L'histoire est remplie de faits montrant la vérité réduite au silence par la persécution.

John Stuart Mill / 1806-1873 / Autobiographie / 1873 :

Je suis convaincu, maintenant, que nul grand progrès dans le sort de l'humanité, n'est pas possible tant qu'il ne se fera pas un grand changement dans la constitution fondamentale de ses manières de penser.

En religion en particulier, il me semble que le moment est venu où c'est un devoir pour tous ceux qui, qualifiés en matière de connaissance, sont convaincus que les idées reçues sont non seulement fausses mais préjudiciables, de faire connaître leur dissidence.

Octave Mirbeau(Écrivain)

Malgré l'habitude, malgré l'éducation, je ne sens pas du tout l'héroïsme militaire comme une vertu, je le sens comme une variété plus dangereuse et autrement désolante du banditisme et de l'assassinat.

Montaigne (1533-1592) Essais, II, xii, page 518 :

[…] quand Mahomet promet aux siens un paradis tapissé, paré d’or et de pierrerie, peuplé de garçes d’excellente beauté, de vins et de vivres singuliers, je vois bien que ce sont des moqueurs qui se plient à notre bêtise pour nous emmiéler et attirer par ces opinons et espérances, convenables à notre mortel appétit.

Montesquieu (1689-1755) De l’Esprit des lois, 1748, livre XXIV, chapitres 3, 4 et 11. :

C’est un malheur pour la nature humaine, lorsque la religion est donnée par un conquérant. La religion mahométane, qui ne parle que de glaive, agit encore sur les hommes avec cet esprit destructeur qui l’a fondée.

La religion des Guèbres rendit autrefois le royaume de Perse florissant ; elle corrigea les mauvais effets du despotisme : la religion mahométane détruit aujourd’hui ce même empire.

Anne Morelli / Lettre ouverte à la secte des adversaires des sectes / 1997 :

Je pense que les sectes ne sont encore en matière de "nocivité" que de pâles amateurs à côté des grandes multinationales des religions, dont les morts sont à comptabiliser par millions.

Le grand Mufti de Jérusalem en 1943 :

Les nazis sont les meilleurs amis de l’islam.

Friedrich Nietzsche / 1844-1900 :

Il n'y a pas assez d'amour et de bonté dans le monde pour qu'il soit permis d'en prodiguer à des êtres imaginaires.

Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques.

George Orwell :

Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.

Damien Préault :

L'aliénation ou le déni du réel.
Lors ou en-dehors des cérémonies cultuelles, la foi qui semble animer les croyants de toutes les sectes se révèlent une erreur d’appréciation de ressentiment. Rêver peut être bénéfique certes. Mais la vie par procuration est vouée à l’échec car elle est fondée sur une passion fantasmé. Le sans dieu, encore plus l’athée saisit le degré de cette fêlure qu’arbore fièrement l’illuminé et la perçoit instantanément comme un déni du réel. Les asiles d’aliénés, que sont les églises mais aussi les terrains de sport, alimentent par le biais des imposteurs déguisés pour les circonstances une ferveur guerrière et contre nature. Amoindrie dans les replis de la suffisance, l’idéal d’humanité se meurt.

Pierre-Joseph Proudhon :

Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre ni la science ni la vertu... Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est, sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !

Quiconque me parle de Dieu en veut à ma bourse ou à ma liberté.

Jules Renard / 1864-1910 / Mots d'écrits :

Il est beaucoup plus difficile de ne pas croire que de croire en Dieu, les vrais athées sont presque introuvables.

Michael Rivero :

La plupart de gens préfèrent croire que leurs dirigeants sont justes et équitables même en face de preuves du contraire, puisque lorsqu'un citoyen reconnaît que le gouvernement sous lequel il vit ment et est corrompu, il doit décider de ce qu'il compte faire. Poser des actions face à un gouvernement corrompu représente des risques d'atteintes à sa vie ou à celle d'êtres chers. D'un autre coté, choisir de ne rien faire implique de trahir toute idéologie personnelle de "défense de ses principes". La majorité des gens n'ont pas le courage de faire face à ce dilemme. Par conséquent, la plupart de la propagande n'est pas conçue pour tromper l'esprit critique, mais simplement pour donner aux lâches d'esprit une excuse pour ne pas penser du tout.

Romain Rolland :

Quand l'ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice.

Jean Rostand :

Face aux industriels du mensonge, nous ne sommes que de petits artisans de la vérité.

Le fanatisme, toujours serviteur du faux. Même au service du vrai, il serait haïssable.

Je ne crois pas au mystère, ce serait trop simple.

Peu de gens sont dignes de ne croire à rien.

L'humanité ne renoncera aux illusions consolantes qu'à proportion qu'elle deviendra capable de s'en passer.

Bertrand Russel :

Extrait de "Pourquoi je ne suis pas chrétien. Conférence donnée à Londres le 8 mars 1927, sous les auspices de la National Secular Society (Société Laïque Nationale)

Nous voulons nous tenir debout, sur nos jambes, sans béquilles, et regarder l'univers bien en face, voir ce qu'il a de bon et ce qu'il a de mauvais, contempler ses beautés et ses laideurs. Regardez le monde tel qu'il est et n'en ayez pas peur. Conquérez-le par l'intelligence. Ne vous laissez pas, comme des esclaves, dompter par la terreur qu'il peut susciter. L'idée de Dieu, avec tous les concepts qui en découlent, nous vient des antiques despotismes orientaux. C'est une idée absolument indigne d'hommes libres. La vue de gens qui, dans une église, s'avilissent en déclarant qu'ils sont de misérables pécheurs et en tenant d'autres propos analogues, ce spectacle est tout à fait méprisable. Leur attitude n'est pas digne d'êtres qui se respectent. Nous devons nous tenir debout et regarder l'univers franchement en face. Nous devons tirer de notre monde le meilleur parti possible et si le résultat n'est pas aussi bon que nous le désirerions, après tout il sera encore meilleur que ce que les chrétiens ont fait de ce monde à toutes les époques, y compris l'actuelle. Un monde aimable, un monde humain nécessite le savoir, la bonté et le courage ; il ne nécessite nullement le culte et le regret des temps abolis, ni l'enchaînement de la libre intelligence à des paroles proférées il y a des siècles par des ignorants. Il nécessite une vision hardie et une intelligence libre. Il nécessite l'espoir dans le futur et de ne pas se retourner constamment vers un passé périmé et qui, j'en ai la conviction, sera de beaucoup surpassé par l'avenir que notre intelligence peut créer.

N'y a-t-il pas quelque chose d'un peu absurde dans le spectacle d'êtres humains qui tiennent devant eux un miroir et qui pensent que ce qu'ils y voient est tellement excellent que cela prouve qu'il doit y avoir une Intention Cosmique qui, depuis toujours, visait ce but...Si j'étais tout-puissant et si je disposais de millions d'années pour me livrer à des expériences, dont le résultat final serait l'Homme, je ne considérerais pas que j'aurais beaucoup de raisons de me vanter.

Ce que les hommes veulent, en fait, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude.

A la vérité, la bêtise de l'immense majorité des hommes nous incline plutôt à penser qu'une opinion répandue a plus de chances que les autres d'être idiote.

Tout le problème de ce monde, c'est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d'eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes.

Citations 2

D’Alembert (1717-1783) :

Les imams et les muphtis de toutes les sectes me paraissent plus faits qu’on ne croit pour s’entendre; leur but commun est de subjuguer, par la superstition, la pauvre espèce humaine.

Nicolas G. Davila - philosophe colombien :

Aussi longtemps qu'il n'est pas pris au sérieux, celui qui dit la vérité peut survivre dans la démocratie

Victor Dédaj :

En croyant à l’information qu’il reçoit, l’homme évite de mettre ses certitudes à l’épreuve.

Il n’y a pas de meilleur porte-parole d’un mensonge que celui qui y croit.

Albert Einstein :

Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé.

Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C'est par erreur qu'on lui a donné un grand cerveau puisque la moelle épinière lui suffirait amplement. On devrait éliminer sans délai cette honte de la civilisation. L’héroïsme sur commande, la brutalité stupide, cette lamentable attitude de patriotisme, quelle haine j'ai pour tout cela. Combien méprisable et vile est la guerre. Je préférerais être déchiré en lambeaux plutôt que de participer à quelque chose d'aussi méprisable. Je suis convaincu que tuer sous prétexte de guerre n'est rien d'autre qu'un assassinat pur et simple.

Je suis convaincu que certaines activités et pratiques politiques et sociales des organisations Catholiques sont aux détriments voire même dangereuse pour la communauté entière, ici et n'importe où. Je ne citerai que le combat contre le contrôle des naissances, à une époque où la surpopulation dans divers pays est devenue une menace sérieuse à la santé des gens, et un grave obstacle à n'importe quelle tentative d'établir la paix sur cette planète.

Epicure / 341-270 avant notre ère :

Etre heureux, c'est savoir se contenter de peu.

Euclide :

Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve.

Caroline Fourest :

L’armée est une institution qui attire tous les dominants, que ce soient les racistes, les sexistes, les homophobes ou les militants d’extrême droite.

Anatole France / 1844-1924 / Dernières pages inédites :

L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.

Sigmund Freud :

Celui qui est parvenu à accepter sans critique toutes les absurdités que lui offrent les doctrines religieuses, et même à fermer les yeux sur leurs mutuelles contradictions, n’est pas quelqu’un dont la faiblesse de pensée doive nous surprendre outre mesure. Or nous n’avons pas d’autres moyens pour dominer nos pulsions que notre intelligence. Comment peut-on attendre de personnes qui se trouvent sous la domination d’interdits de penser qu’ils accèdent à l’idéal psychologique, au primat de l’intelligence?

Romain Gary :

Je suis a priori contre tous ceux qui croient avoir absolument raison. Je suis contre tous les systèmes politiques qui croient détenir LA vérité. Je suis contre tous les monopoles idéologiques. Je vomis toutes les vérités absolues et leurs applications totales.

André Gide :

Le monde ne sera sauvé que par les insoumis.

Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent.

L'athéisme seul peut pacifier le monde aujourd'hui.

Julien Green :

Le pouvoir, quelle médiocrité.

Victor Hugo / 1802-1885 / Discours à l'Assemblée du 15 janvier 1850 / projet de loi Faloux :

Instruire, c'est construire. Je me défie de ce que vous (le parti clérical) construisez. Je ne veux pas vous confier l'enseignement de la jeunesse, l'âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui s'ouvrent à la vie, l'esprit des générations nouvelles, c'est-à-dire l'avenir de la France, parce que vous la confiez, serait vous la livrer. C'est le parti clérical qui fait défense à la science et au génie d'aller au-delà du missel et qui veut cloîtrer la pensée dans le dogme. Tous les pas qu'a faits l'Europe, elle les a faits malgré lui. Son histoire est écrite au verso. Il s'est opposé à tout.

Victor Hugo :

La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier.

Le soldat et le prêtre, ce sont les pires ennemis de l’humanité, car si le soldat tue, le prêtre ment.

L'enfer n'existe pas pour les animaux, ils y sont déjà.

Homme, contente-toi de cette soif béante ;
Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté
D'inventer de la peur et de l'iniquité,
Tes catéchismes fous, tes corans, tes grammaires,
Et ton outil sinistre à forger des chimères.

Laurence Ink :

Ce que je rêvais était impossible, mais il m'était impossible de ne plus rêver.

François Jacob - Le jeu des possibles :

Ce n'est pas seulement l'intérêt qui fait s'entre-tuer les hommes. C'est aussi le dogmatisme. Rien n'est aussi dangereux que la certitude d'avoir raison. Rien ne cause autant de destruction que l'obsession d'une vérité considérée comme absolue. Tous les crimes de l'histoire sont des conséquences de quelque fanatisme. Tous les massacres ont été accomplis par vertu, au nom de la religion vraie, du nationalisme légitime, de la politique idoine, de l'idéologie juste ; bref au nom du combat contre la vérité de l'autre, du combat contre Satan.

Albert Jacquard / Petite philosophie à l'usage des non-philosophes / 1997 :

Les Églises comme toutes structures humaines, ont pour objectif non la diffusion d'une "bonne nouvelle", mais l'extension de leurs pouvoirs. Elles ont souvent assis ce pouvoir sur la crainte qu'elles ont insufflée dans les esprits, notamment par les notions de péché et de damnation éternelle.

Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude ; il ne peut donc plus participer aux échanges ; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prêt à être manipulé. C'est là le péché fondamental des religions : faire des adeptes qui ne posent plus de questions. L'attitude scientifique est exactement à l'opposé.

Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche.

La démarche scientifique n'utilise pas le verbe croire ; la science se contente de proposer des modèles explicatifs provisoires de la réalité ; et elle est prête à les modifier dès qu'une information nouvelle apporte une contradiction. Pourquoi les religions n'en feraient-elles pas autant ?

Thomas Jefferson 1802 / Troisième président des États-Unis :

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières sur le pied de guerre. Si le peuple américain permet un jour aux banques privées de contrôler le devenir de leur monnaie, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, les banques et les compagnies qui fleuriront autour des banques priveront le peuple de tous ses biens jusqu’au jour où ses enfants se retrouveront sans toit sur la terre que leurs parents ont conquise.

Carl-Gustav Jung (1875-1961) :

La religion d’Hitler est la plus proche qui soit de l’islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à goûter le plaisir. Comme l’islamisme, elle prêche la vertu de l’épée.

Emmanuel Kant / 1724-1804 :

On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter.

Hermann von Keyserling (1880-1946) :

Je fus impressionné par la parenté du national-socialisme avec l’islam et cette impression n’a fait que se préciser et s’affermir depuis.

Kierkegaard :

Le feu prit un jour dans les coulisses d'un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On crut à un mot plaisant et on l'applaudit : il répéta, les applaudissements redoublèrent. C'est ainsi, je pense, que le monde périra dans l'allégresse générale des gens spirituels persuadés qu'il s'agit d'une plaisanterie.

Citations 1

Anonyme :

L'ultra-libéraliste : c'est quelqu'un qui préfère manger le dernier grain de blé plutôt que de le planter.

Quand on met bout à bout tout ce que l'oligarchie qui nous gouverne autorise à faire par une infime minorité contre l'intérêt général et le bien commun, je ne doute plus un instant que nous sommes passé d'un système politique qui faisait semblant d'être démocratique à un régime politique pas encore entièrement totalitaire mais qui avance à grands pas. L'être humain en 2011 n'est plus un être vivant mais un pion qui doit et a le devoir de se conformer aux intérêts des banquiers et de l'économie de marché. Nous sommes dans une civilisation qui devient chaque jour de plus en plus mortifère. Bien entendu, les lanceurs d'alerte sont dans le collimateur : ils s'attaquent à nombre de lobbies. Et c'est pourquoi depuis des années on nous cache les informations qui ouvrent la porte aux doutes, ou on les contredit d'un ton assuré, en les repoussant d'un geste méprisant. Pendant ce temps, les choses dangereuses continuent tout tranquillement à exercer leurs ravages. N'ayez pas peur, braves gens, croyez-nous, ne vous laissez pas aller à votre esprit anti-moderniste et anti-scientifique...

La propension à croire à ce que l'on souhaite est si forte, que le besoin de certitude a toujours occulté le besoin de vérité.

Un proverbe arabe :

Donne un cheval à l'homme qui dit la vérité, il en aura besoin pour s'enfuir.

Herbert Agar :

La vérité qui rend les hommes libres est, pour la plupart, celle qu'ils préfèrent ne pas entendre.

Woody Allen :

Et Abraham tomba à genoux devant Dieu : "Mais cela ne prouve-t-il pas que je T'aime ? J'étais prêt à tuer mon fils unique pour T’obéir et Te montrer mon amour..." Et le Seigneur parla, en sa grande sagesse : "Ça ne prouve qu'une chose : que des crétins suivront toujours les ordres, si imbéciles soient-ils, pour peu qu'ils soient formulés par une voix autoritaire, retentissante et bien modulée !"

Aboul-Ala Al-Maari, Syrie (Maara), XIème siècle

Les habitants de la terre se divisent en deux : ceux qui ont un cerveau et pas de religion, et ceux qui ont une religion mais pas de cerveau.

Antonin Artaud

L'anarchiste est celui qui a un tel besoin d'ordre qu'il n'en admet aucune parodie.

Isaac Asimov

Si le savoir peut créer des problèmes, ce n'est pas l'ignorance qui les résoudra.

La violence est le dernier refuge de l’incompétence.

Le terrorisme est certainement un problème qui touche le monde entier et qui ne reculera que devant une action mondiale... Comment pouvez-vous imaginer une action mondiale quand chaque pays traite avec les terroristes, dans l'espoir qu'il sera épargné, et se fiche éperdument de ses voisins ?

Comme un caillou lancé contre un char, les preuves sont impuissantes pour lutter contre les certitudes.
J'ai bâti cette phrase en m'inspirant de "Pour convaincre, la vérité ne peut suffire" attribué à Asimov.

Gracchus Babeuf

Il ne s'est jamais rien fait de grand dans le monde que par le courage et la fermeté d'un seul homme qui brave les préjugés de la multitude.

Mikhaïl Bakounine

Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas.

Je suis un amant fanatique de la liberté, la considérant comme l’unique milieu au sein duquel puissent se développer et grandir l’intelligence, la dignité et le bonheur des êtres humains ; non de cette liberté toute formelle, octroyée, mesurée et réglementée par l’état, mensonge éternel qui en réalité ne représente jamais rien que le privilège de quelques-uns fondé sur l’esclavage de tout le monde ; non de cette liberté individualiste, égoïste, mesquine et fictive prôné par l’école de J.J. Rousseau ainsi que par toutes les autres école du libéralisme bourgeois et qui considère le soit disant droit de tout le monde, représenté par l’état comme la limite du droit de chacun, ce qui aboutit nécessairement et toujours à la réduction du droit de chacun à zéro, j’entends cette liberté de chacun qui loin de s’arrêter comme devant une borne devant la liberté d’autrui, y trouve au contraire sa confirmation et son extension a l’infini ; la liberté triomphant de la force brutale, et du principe d’autorité qui ne fut jamais que l’expression idéale de cette force ; la liberté qui après avoir renversé toutes les idoles célestes et terrestres fondera et organisera un monde nouveau, celui de l’humanisme solidaire, sur les ruines de toutes les églises et de tous les états.

Valérie Blanco

L’être humain a une grande difficulté à se définir par lui-même. La relation amoureuse lui donne, justement, l’illusion d’être complet : en pensant combler les manques de sa moitié, il trouve un sens à son existence ; en étant aimé en retour, il croit ses manques comblés. Mais tout cela n’est qu’illusion.

Kenneth Boulding :

Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.

Bossuet (1627-1704) :

L’islam! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers.

Albert Camus

Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude.

François Cavanna / Lettre ouverte aux culs-bénits / 1994

Aujourd'hui encore, surtout hors de France, ne pas croire en une version quelconque de Dieu est proprement impensable. L'athée est regardé avec une certaine répugnance, comme une espèce de monstruosité, d'ébauche humaine inachevée à qui il manque une faculté essentielle.

Georges Charpak

Nous militons pour le doute, le scepticisme, la curiosité et la science.

La charge de la preuve revient toujours à celui qui affirme quelque chose de nouveau et plus la chose affirmée sort du cadre des lois établies, a fortiori si elle entre en conflit avec ces lois, plus les preuves apportées pour étayer cette proposition doivent être robustes.

Chateaubriand (1768-1848) :

Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet.

Noam Chomsky :

Le tableau du monde présenté aux gens n'a pas la plus petite relation avec la réalité car la vérité sur la moindre affaire est enterrée sous des montagnes de mensonges.

Winston Churchill (1874-1965):

L'influence de cette religion (l'islam) paralyse le développement social de ses fidèles (...). Il n'existe pas de plus puissante force rétrograde dans le monde (...). La civilisation de l'Europe moderne pourrait tomber, comme tomba celle de la Rome antique".

Emile Cioran / 1911-1995 / De l'inconvénient d'être né / 1973

N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi.

Thomas Cleaners Jr

Feriez-vous confiance, pour bâtir votre maison, à un architecte qui se moquerait de la raison ; qui, lorsque la géométrie contredirait ses plans, répudierait la géométrie et qui n'aurait pour tout diplôme que sa parole d'honneur ? Pourquoi donc, alors, pour bâtir votre vie, vous fiez-vous aux prophètes et aux curés ?

Il n'y a au fond qu'une définition qui vaille : l'athée est un croyant devenu adulte.

Coluche

Le pape ne croit pas en Dieu; vous avez déjà vu un prestidigitateur qui croit à la magie, vous ?

Le pape annonce qu'il n'ira pas à Lourdes parce qu'il est malade. C'est formidable, non ? Les gens, eux, y vont justement parce qu'ils sont malades.

André Comte-Sponville / Présentation de la philosophie

La position de l'athée est d'autant plus forte qu'il préférerait le plus souvent avoir tort. Cela ne prouve pas qu'il ait raison, mais le rend moins suspect de ne penser, comme tant d'autres, que pour se consoler ou se rassurer.

Avez-vous besoin de croire en Dieu pour penser que la sincérité vaut mieux que le mensonge, que la générosité vaut mieux que l'égoïsme, que le courage vaut mieux que la lâcheté, que la douceur et la compassion valent mieux que la violence et la cruauté, que l'amour vaut mieux que la haine ?

Je n'ai pas une assez haute idée de l'humanité en général et de moi-même en particulier pour imaginer qu'un Dieu ait pu nous créer, cela ferait une bien grande cause, pour un si petit effet ! Trop de médiocrité partout, trop de bassesse, trop de misère, comme dit Pascal, et trop peu de grandeur. Comment un Dieu aurait-il pu vouloir cela ? Croire en Dieu ce serait péché d'orgueil ; l'athéisme est une forme d'humilité. C'est se prendre pour un animal, comme nous sommes en effet, et nous laisser la charge de devenir humains.

Condorcet (1743-1794) :

La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui prétendent la détenir.

La religion de Mahomet, la plus simple dans ses dogmes, (…) semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire.

Norbert Croûton

Les autorités religieuses se sont approprié une éthique qui appartient à tous et, en se livrant à la diffamation de la concurrence, ont entrepris de la vendre aux plus crédules. C'est ce qu'en bon français on appelle une escroquerie.

jeudi 17 janvier 2019

Billet d’humeur

La chanson, le cinéma et le sport sont de grands pourvoyeurs d’idoles. Mais c’est le sport qui est devenu la nouvelle religion avec ses dieux, ses rites et ses cérémonies. Impossible d’ouvrir un journal, une radio ou de regarder la télévision sans se voir imposer par le menu les commentaires insipides sur des rencontres de football, de basket, de tennis, d’athlétisme… Le matraquage médiatique n’affecte en rien l’engouement général pour le sport. Scandales, corruptions, crises, détournements de fonds, endettements massifs, dopages à répétition, violences, combines douteuses, arrangements clandestins n’y changent rien, à croire que nous sommes tous lobotomisés. Le football, champion toutes catégories des caisses noires, des dessous-de-table, des faillites frauduleuses, donne une bien piètre image de sa prétendue vocation éducative et sociale. Et pourtant les médias, complices, ne nous épargnent aucun détail : si Barthez se blesse, la terre entière saura dans les minutes qui suivent qu’il s’est rompu le ligament croisé antérieur du genou gauche, c’est tellement important pour l’avenir de l’humanité. Et tous les sports sont bons, y compris les plus stupides, pour véhiculer l’idéologie de la compétition et la supériorité des sportifs. Hockeyeurs sur glace, beach-volleyeurs, pétanqueurs, etc, tous, sans distinction, sont dignes d’être honorés, célébrés et vénérés. Sportifs dont le talent tient dans la frappe d’un ballon, adulés et milliardaires, qui vivent sans vergogne en parasites de leurs admirateurs. Que penser du coureur qui devient riche et célèbre grâce à une médaille d’or gagnée à un centième de seconde près, et qu’on retrouve ministre de la jeunesse et des sports ? Quelle dérision. Seul un sport est indigne de l’honneur des médias. Dire qu’on en parle rarement serait mentir, non, on n’en parle JAMAIS, on n’en montre JAMAIS d’images. Parmi les sports aériens, on voit des parachutistes (dont l’exploit est de tomber comme une pierre), des parapentistes, des pilotes de voltige. On nous explique même que l’homme a ENFIN réalisé son plus vieux rêve en nous montrant un farfelu qui se jette dans le vide, vêtu d’une combinaison palmée sous les aisselles et entre les jambes. On nous explique que cet homme vole comme un oiseau mais sans nous dire que l’oiseau serait plutôt une autruche équipée d’un parachute. Jamais vous ne verrez de vélivoles ni de planeurs à la télévision, comme si nous étions des pestiférés, jamais une émission ne sera consacrée au vol à voile. De là à déduire que le vol à voile ne véhicule aucune valeur, ni humaine ni sportive, qu’apprendre à piloter un planeur ne demande aucune exigence, aucune patience, aucune vertu collective, aucune connaissance, aucune compétence, bref aucun talent. Réaliser des distances entre 300 et 3000 km n’est sans doute pas un exploit, tourner un triangle de 1000 km à 170 km/h ne mérite pas d’être souligné et monter à plus de 15000 m n’a rien de remarquable, surtout sans moteur, sans énergie, sans pollution, sans bruit, sans nuisances. C’est d’ailleurs là notre principal défaut : nous ne faisons pas de bruit. Comment peut-on s’intéresser à de tels enfantillages. Non seulement nous n’avons droit à aucune promotion, aucune subvention, aucune aide, aucune considération, mais en plus on nous retire nos pistes en herbe, on nous ampute notre espace aérien et on nous menace d’expulsion partout où nous sommes installés depuis des décennies. Mais même ignorés de tous, nous garderons intacts notre enthousiasme et notre liberté de voler.
Daniel Glaser

Athéisme et religions

Imaginons un astronome si persuasif qu’il convainc une grande partie de l’opinion publique de la découverte d’une nouvelle planète, mais sans en apporter la moindre preuve. Les partisans et les opposants s’échauffent en même temps que la communauté scientifique s’interroge. Comment trancher ? Est-ce aux sceptiques de prouver que la supposée planète n’existe pas ou à l’astronome de prouver qu’elle existe ? La réponse à cette question paraît évidente pour un esprit logique. Les tenants de l’existence de Dieu usent d’une démarche insidieuse : face à notre incrédulité, ils nous taxent d’hérésie et nous intiment de prouver son inexistence. Quel toupet et j’ajouterais même quel orgueil ! Au 19 ième siècle, tout le monde croyait à la génération spontanée sauf quelques rares illuminés, dont Pasteur qui entendait bien prouver le contraire. Il faut relire sa vie pour mesurer toutes les humiliations qu’il dut subir pour mener son combat contre l’obscurantisme ambiant. Pour se justifier, il déclara « Le plus grand dérèglement de l’esprit est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient». Cette phrase s’appliquerait parfaitement aux crédules de tous bords qui n’attendent pas de preuves pour déclarer vrai tout ce qui conforte leur opinion et particulièrement aux croyants qui vivent dans leur certitude confortable et non négociable. L’existence de Dieu est une conjecture, pas son inexistence. Ne tombons pas dans le piège qui consisterait à vouloir prouver l’inexistence d’un objet imaginaire. Plus constructif (ou destructif ?) est la dénonciation de la désinformation, des mensonges, des nuisances, des pollutions intellectuelles et matérielles et des dangers que charrie toute religion dans son sillage. Parlons du conditionnement des enfants. L’acte imposé du baptême, quand il ne s’accompagne pas de mutilations diverses au nom de Dieu, est une violation du droit à la liberté de pensée, d’autant plus grave que l’enfant est sans défense. Plus grave encore : la convention internationale des droits de l’enfant ne le protège pas explicitement contre l’endoctrinement religieux et précise que « l’éducation tend à inculquer le respect (…) des valeurs culturelles ». La déclaration des droits de l’homme reconnaît sans réserves le droit aux parents « à choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ». C’est dans les milieux les plus imprégnés de religion que les mots « valeurs culturelles » et « éducation» montreront toute leur ambiguité permettant l’endoctrinement quasi institutionnel des enfants. L’incohérence de ces conventions apparaît clairement en reconnaissant à l’enfant « le droit d’exprimer librement son opinion, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion». Droit qui, à sept ans, ne pèse pas bien lourd face à l’autorité parentale et surtout aux traditions de la société. L’amalgame entre éducation, culture, coutumes, traditions et religion autorise implicitement les curés, rabbins, imams et autre larbins de Dieu à tous les abus au détriment de la liberté de conscience des enfants. Tentez de dénoncer ces dérives et vous serez vite taxés d’intolérance et d’atteinte à la liberté de pensée. Même en l’absence d’intoxication religieuse déclarée, l’enfant-éponge baigne dans la religion des parents par les conversations, les réflexions, le choix des lectures et des films qu’on lui suggère ou impose. Mais notre société, formatée par les religions, n’est pas prête à reconnaître que beaucoup d’enfants sont sous perfusion religieuse permanente. Une secte qui conditionnerait ses membres de cette façon serait accusée de manipulation mentale, alors que les curés et les parents qui conditionnent un enfant « participent à son éducation ». Ah, s’il existait une médaille de l’hypocrisie ! Une fois adulte, il est rare que l’homme s’interroge sur le bien-fondé de ses acquis religieux et c’est bien là le but recherché. En effet, imaginons une famille scrupuleuse qui attendrait la majorité de son enfant pour l’envoyer au catéchisme et à la messe, dès la première phrase du curé le jeune adulte pourrait éclater de rire et émettre des doutes sur les absurdités qu’il entend, la partie ne serait pas gagnée pour le serviteur de Dieu. Aussi, on comprend mieux l’importance d’une éducation précoce. De toute façon l’esprit critique, la lucidité, l’indépendance d’esprit ont pratiquement disparus de nos sociétés inondées d’informations puériles et de communication mensongères et commerciales (pardon pour le pléonasme). La conviction que notre bonheur est dans la possession et la consommation explique notre renoncement à toute révolte intellectuelle, ce qui est une aubaine pour les religions que nul n’est prêt à mettre en doute. La société de consommation, l’armée et la religion se donnent la main pour nous rassurer et nous éduquer au confort intellectuel, au fatalisme et à la soumission. Leur slogan pourrait être le « N’ayez pas peur » déjà utilisé par un pape. L’amalgame entre religion et moralité est une autre cause de révolte. Le rapprochement est même institutionnalisé dans la langue française par la connotation du mot « hérésie » et le sens non équivoque d’expressions comme « c’est un drôle de paroissien », « ce n’est pas catholique », « homme de mauvaise foi » ou « sans foi ni loi ». Ces expressions sont révélatrices de cet état d’esprit malsain, passé dans les mœurs, qui banalise une forme insidieuse d’intolérance. Les préjugés qui relient religion et moralité sont l’héritage de l’Inquisition dont l’empreinte sanglante marqua l’occident durant des siècles. Dans certains grands états, un témoin qui refuserait de jurer sur la Bible, ne serait pas entendu. Un autre exemple malheureusement banal est la réponse d’un couple sur un problème de société, genre avortement qui commence par « En tant que chrétiens, nous avons une éthique … ». On imagine bien que les « autres » en sont dépourvus. Au décès d’une personnalité populaire, les journalistes n’oublieront jamais de préciser qu’il était « chrétien ou croyant ou catholique pratiquant » mais jamais qu’il était athée. La télévision zoomera le sportif qui fait son signe de croix et montrera toujours le survivant qui déclare « Je remercie Dieu de m’avoir sauvé la vie » après la catastrophe qui a fait 20 000 morts autour de lui…Ces relents nauséabonds, imprimés dans le subconscient collectif, donnent toujours une connotation positive au fait religieux et négative à l’athéisme. Allez dans les bibliothèques ou les librairies et cherchez d’abord les livres sur les religions, puis essayez de trouver des livres sur l’athéisme : vous serez édifié par le constat. La multiplicité des religions qui, toutes, sont sûres de leur légitimité et de leur suprématie devrait quand même inciter les croyants à s’interroger sur la pertinence de leur choix. Un physicien disait « La lucidité ne peut conduire qu’à l’athéisme ». J’aimerais que les croyants réalisent quelques minutes que, si Dieu n’existait pas, les guerres, les morts, les atrocités perpétrées en son nom deviendraient encore plus absurdes qu’elles ne le sont déjà ; ils pourraient aussi mesurer la vanité du temps perdu à construire des églises, des temples, des mosquées, à nous imposer des croix à chaque carrefour et à vénérer des dieux imaginaires, indifférents à leurs souffrances.
Daniel Glaser

Droits de l'homme

Déclaration des droits de l'homme de 1793


POURQUOI CES ARTICLES NE FIGURENT-ILS PLUS DANS LA DÉCLARATION ACTUELLE  ?

  • Article 28. Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.

  • Article 30. Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.

  • Article 31. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

  • Article 32. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

  • Article 33. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

  • Article 34. Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé ; il y a oppression contre chaque membre, lorsque le corps social est opprimé.

  • Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Croissance

La croissance est l’augmentation de la production des biens et des services. La croissance permet d’augmenter la richesse par habitant. À entendre nos éminents économistes et nos vertueux hommes politiques, la croissance serait notre seule planche de salut pour financer nos retraites et autres caisses de solidarité sociale. Une telle situation n’est pas sans rappeler l’escroquerie de Madoff (appelé système de Ponzi) où les nouveaux pigeons financent les intérêts des anciens. Même si la comparaison doit s’arrêter là, force est de constater que nos structures sociales ne présentent aucune sécurité à long terme.
La croissance serait aussi une vertu indispensable, réponse à tous les problèmes économiques d’une nation, elle améliorerait le revenu par habitant et donc le niveau de vie (à ne pas confondre avec la qualité de vie : un médecin parisien a un bon niveau de vie, un instituteur dans un village savoyard a une bonne qualité de vie). Puis l’augmentation du niveau de vie favoriserait la croissance qui elle-même favoriserait… on connaît la suite.Ce modèle économique, basé exclusivement sur une croissance irréfléchie, engendre de nombreuses questions que nos dirigeants opportunistes préfèrent éluder.

– Première question : quel est l’intérêt d’améliorer le niveau de vie ?
L’homme a-t-il besoin de posséder toujours plus ? Dans un monde où « l’avoir » prime sur « l’être », ça paraît être une évidence. Mais ne serait-il pas plus judicieux de rechercher l’amélioration de la qualité de vie ? Surtout dans un contexte mondial où la pauvreté ne cesse de progresser. Ne serait-il pas préférable d’envisager une meilleure répartition des richesses et une meilleure égalité sociale ? La réponse sera évidemment différente selon que l’on s’adresse à un bourgeois aisé ou à un ouvrier du bâtiment ! Preuve que l’égoïsme et l’individualisme des gens de droite conditionne leur « esprit » plus que la raison et l’esprit de solidarité.

– Deuxième question : la croissance est-elle une solution pérenne ?
Là encore, la réponse sera différente selon votre interlocuteur. Il est à parier que, par de fumeuses théories, un grand économiste vous prouvera que oui , mais le bon sens d’un paysan d’Ardèche ou d’un habitant d’une petite île de l’océan indien saura vite vous ramener aux réalités. Une île est un excellent modèle pour aborder les problèmes de croissance. Pas besoin de sortir d’une grande école pour comprendre que la croissance sur une surface limitée est forcément limitée. Fort de cette évidence, on comprend mal l’entêtement des dirigeants politiques à bâtir notre avenir sur la théorie de la croissance permanente.

– Troisième question : l’augmentation de la population pose-t-elle un problème ?
Même sans accréditer aveuglément les théories malthusiennes, le simple bon sens incite à penser que la raréfaction des terres agricoles et des ressources en eau douce ne permettront pas une croissance indéfinie de la population, sans parler des conséquences induites comme la pollution, les flux migratoires, la pauvreté, le chômage, l’insécurité… A long terme, il paraît incontournable d’incliner vers une politique mondiale de stabilisation démographique et un système économique qui prenne en compte ce nouveau paramètre.

– Quatrième question : notre système économique est-il sûr ?
Un avion est sûr si une panne quelconque n’affecte pas la sécurité des passagers ; c’est le système dit « fail-safe » qui est le principe de base dans la conception des systèmes complexes comme les avions ou les centrales nucléaires. Or toutes les économies du monde, sans exception, ont pour socle le moteur thermique qui fonctionne (presque) exclusivement avec les sous-produits du pétrole. Fermez le robinet du pétrole et observez : l’agriculture cesse de produire, la nourriture se fait rare, les transports s’arrêtent, les habitants ne vont plus travailler, les usines ne produisent plus, ni matières premières ni pièces détachées ne sont acheminées, dans ces conditions, il n’est même pas sûr que les centrales nucléaires puissent continuer à tourner et l’eau dépendante de pompes n’arrive plus dans les foyers… Nous vivons donc avec cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes et seuls quelques altermondialistes méprisés crient dans le désert pour nous alerter de cette dépendance insupportable. La quasi-totalité des responsables politiques, qui ne voit qu’à court terme, n’ont ni l’intelligence ni le courage de modifier le système. Pourtant, il n’est pas utopique de réfléchir dès aujourd’hui à une alternative au pétrole et on peut même affirmer, sans être péremptoire, que l’avenir de l’humanité en dépend.

– Cinquième question : faut-il exploiter les richesses minières ?
L’économie actuelle dépend aussi de l’exploitation des minerais métalliques. Tous ces minerais sont, peu ou prou, indispensables à l’industrie, et, comme pour le pétrole, la raréfaction des réserves fait monter les prix et la fièvre des exploitants. Peu de gens savent que le coltan (à l’origine du tantale utilisé en électronique et en aéronautique) est à l’origine de la guerre en République démocratique du Congo (RDC), conflit qui a fait plus de 5 millions de morts. De tels chiffres permettent de mieux mesurer l’importance des enjeux stratégiques et économiques de ces ressources. C’est moins l’exploitation que ses abus qui pose problème. L’exploitation de ces mines est un double pillage : pillage par les sociétés privées occidentales des richesses d’un pays du tiers-monde qui n’en tire aucun bénéfice et pillage des générations futures qui n’auront qu’à se débrouiller autrement. Telles sont quelques questions parmi d’autres que tout responsable devrait affronter. Tout esprit rationnel constatera que notre système économique repose entièrement sur un socle dont nous prélevons de plus en plus d’éléments, autrement dit, nous scions la branche sur laquelle nous sommes confortablement installés. L’incurie de nos responsables politiques, aveuglés par les sondages et peu enclins à engager des réformes structurelles, conduira irrémédiablement un pays à se révolter avant que d’autres ne l’imitent jusqu’à un embrasement qui pourrait devenir planétaire.

– Terminons par une dernière question : pourquoi les états entretiennent-ils une armée qui coûte si cher au contribuable, alors qu’il y a peu de militaires engagés dans des conflits internationaux (en France seulement quelques milliers de soldats sur 350 000 dans les casernes) ?
Contrairement à ce qu’on te laisse croire citoyen, ce n’est pas pour assurer ta sécurité, en fait l’armée n’est là que pour veiller aux intérêts économiques du pays, c’est à dire pour protéger les intérêts du capital, c’est à dire les intérêts privés. Citoyen, c’est toi qui paies le système de protection du capital ! Tu sais bien, celui qui t’exploite ou qui te vire pour aller s’installer en Chine… Eh ! CITOYEN, le jour du grand soir, le jour de la révolution citoyenne, quand tu descendras dans la rue, qui crois-tu que tu trouveras en face de toi armé de grenades lacrymogènes, de matraques et de flash-ball ?

Daniel Glaser

Le grand hold-up

Les différences entre les systèmes économiques prônés par la gauche et la droite conduisent à des duels qui n’ont cessé de me laisser perplexe. Comment deux systèmes économiques opposés peuvent-ils faire autant d’adeptes, convaincus de leur bon choix, d’un côté et de l’autre ? Peut-être pourrait-on l’expliquer par le besoin de justice sociale des uns et la cupidité des autres. C’est simpliste mais pas forcément faux.
Au risque d’apparaître comme passéiste, je constate que le modèle économique qui a fait ses preuves et a prévalu durant des millénaires est le système rural du paysan et de sa ferme : une famille utilise la richesse produite par ses membres pour faire vivre ses membres. Pourquoi un état dont les entreprises industrielles et commerciales seraient nationalisées ne pourrait-il pas faire de même ? Le problème vient essentiellement du changement d’échelle : toutes les structures de l’état doivent être repensées pour s’adapter à cette nouvelle gestion. Utopique, irréaliste, absurde diront la plupart des gens qui s’appuient sur nombre d’échecs passés sans avoir l’honnêteté de reconnaître que la cause était sans doute moins imputable au système économique lui-même qu’à l’incurie des responsables, aux dérives de fonctionnement qu’ils toléraient et à leur gestion catastrophique.
La recherche du bonheur ou du bien-être des citoyens et la nationalisation de l’outil de production sont les deux fondements du socialisme. Grâce à une gestion rigoureuse, les richesses produites serviront à la communauté : salaires, éducation, santé, retraites, justice, transports, recherche, etc. L’éducation, la santé et les transports vers le lieu de travail seront gratuits. Ainsi plus besoin ni de sécurité sociale ni d’impôts, les salaires seront nets. La fraude fiscale et l’évasion fiscale n’existeront plus. Aucune utopie dans ces propositions car à bien y regarder, c’est seulement un meilleur contrôle de la richesse produite et une plus juste répartition, rien de vraiment subversif. Les patrons, remplacés par des directeurs compétents, devront veiller, comme auparavant, à la bonne gestion de l’entreprise. Ce système garant d’une meilleure égalité sociale, évitera les écarts de salaires abusifs. À l’instar du système capitaliste, il viseront aussi le profit mais, comme le disait André Gorz, un profit subordonné au culturel et à l’éthique, et un profit qui bénéficiera à la communauté. Ce n’est pas le profit qui est critiquable mais ce qu’on en fait.
Le capitalisme considère que la rentabilité, le profit et la croissance sont les seuls critères de choix économique(1) et qu’ils doivent donc prévaloir sur tous les autres facteurs comme le social, l’environnement, le culturel et l’éthique. Le capitalisme vise avant tout l’enrichissement de la bourgeoisie au détriment du prolétariat qui est dès lors considéré comme un simple outil de production dont il se passerait volontiers. Les richesses produites, destinées aux patrons(2), aux investissements rentables et aux actionnaires, partent souvent vers les paradis fiscaux(5) : les prolétaires n’en verront jamais la couleur et devront se contenter des miettes tout en se consolant d’avoir encore un travail. La part de l’entreprise dévolue aux salaires et aux impôts(3) est systématiquement contestée et revue à la baisse de diverses manières : pression du lobby patronal, chantage au licenciement, menace de délocalisation, etc. Les entreprises privées sont une formidable pompe pour transférer l’argent des classes laborieuses dans les poches de la bourgeoisie. La richesse et le pouvoir des grandes entreprises privées leur permettent, grâce à des avocats fiscalistes bien payés, de monter des systèmes complexes et quasiment légaux pour éviter de payer des impôts. L’échelle de la fraude(4) et de l’évasion fiscale(5) permet de mesurer l’éthique et la conscience des défenseurs du capitalisme. L’état, voyant disparaître ainsi une grande part de sa richesse nationale, n’a pas d’autres choix que d’augmenter la pression fiscale sur les contribuables(6). Pour eux, c’est la triple peine :

- ils voient les riches s’emparer du fruit de leur travail.

- ils doivent compenser cette perte en s’acquittant d’impôts supplémentaires.

- ils voient le service publique disparaître au profit de compagnies privées à qui ils devront verser des cotisations pour espérer bénéficier encore de l’assurance santé et de la retraite. Il suffit de regarder les publicités dédiées pour s’en convaincre.

Le système capitaliste libéral est un système auto-stable : en effet les riches et les puissants, tenant du capitalisme libéral, ayant plus de chances d’accéder au pouvoir politique que les prolétaires, il est peu probable qu’il soit un jour remis en question, à moins qu’un Grand Soir… Le comble du cynisme est d’appeler ça une démocratie.
Daniel Glaser

(1) : Alors qu’environ la moitié des entreprises du CAC 40 ne paye pas d’impôt sur les sociétés, selon Nathalie Kosciusko-Morizet, c’est un chiffre qui risque de faire polémique. En 2011, les entreprises qui composent l’indice CAC 40 ont dégagé 74 milliards d’euros de bénéfices nets. Leur chiffre d’affaires atteint 1324 milliards d’euros.
L’Expension 8/3/2012

(2) : Près de 93 M€. C’est ce que pèsent les salaires versés en 2012 aux patrons du CAC40, l’indice regroupant les quarante plus grosses entreprises cotées à la Bourse de Paris. Entre leur salaire fixe et la part variable, qui dépend de l’atteinte ou non d’objectifs définis par le conseil d’administration de l’entreprise, chacun d’entre eux a touché en moyenne 2,3 M€.
Le Parisien 06/05/2013

(3) : Voilà un mot qui fâche : « impôt ». Il y a ceux qui disent en payer trop, d’autres pas assez. Et ceux qui n’en paient pas du tout. C’est le cas de grands groupes français du CAC 40. Exemples : Total, qui a réalisé l’an dernier 12 milliards d’euros de bénéfices, s’est acquitté de 300 millions d’euros au Trésor public. « Avant, c’était zéro », affirme Mathilde Dupré qui travaille pour la plate-forme Paradis fiscaux et judiciaire. En 2009, Saint-Gobain n’a pas payé d’impôt sur les bénéfices et n’est pas la seule grande entreprise dans ce cas.
Le Monde Culture 10/09/2013

(4) : La fraude fiscale atteindrait entre 60 et 80 milliards d’euros en France, selon un rapport de Solidaires-Finances publiques publié ce mardi. Soit près de 20% des recettes fiscales brutes.
Les Echos 22/01/2013

(5) : Chaque année, des milliers de milliards de dollars échappent aux Etats. On estime qu’entre vingt mille milliards et trente mille milliards de dollars sont dissimulés dans les quelque soixante paradis fiscaux existant dans le monde. Depuis des décennies, des multinationales cherchent à réaliser un maximum de profit en payant – bien évidemment – le moins de taxes possible. Optimisation fiscale, évasion fiscale, trust… Tous les procédés légaux, ou pas, se révèlent utiles pour engranger encore plus de billets verts. C’est le cas de la firme Colgate-Palmolive. Il y a une dizaine d’années, ce groupe a décidé de délocaliser son siège social français en Suisse. Conséquence : plus d’impôt à payer sur les bénéfices et fin de l’intéressement pour les salariés. En toute impunité, la multinationale a pu transférer les gains qu’elle a réalisés en France à l’étranger. Aux Caïmans, notamment, un bâtiment de quatre étages abrite… 18 000 entreprises. Dans l’Etat du Delaware, aux Etats-Unis, 285 000 entreprises sont enregistrées dans un immeuble d’un étage. Comme l’explique le documentaire (produit par Arte France et Maha Productions), l’évasion fiscale a une double conséquence dramatique pour les Etats : elle les oblige à faire des coupes budgétaires et à sacrifier des services publics. ou à s’endetter. En Grèce, où les armateurs, les banquiers et l’Eglise – pourtant premier propriétaire foncier du pays – ne paient pas d’impôt, on estime l’évasion fiscale à quelque 45 milliards d’euros, soit près de 20 % du PIB national. Si le pays récupérait la moitié de cette somme « la Grèce n’aurait plus de problème », estime Nikkos Lekkas, de la brigade fiscale grecque.
Le Monde Culture 10/09/2013

(6) : Depuis son élection François Hollande a rajouté près de 28 milliards d’euros d’impôts, qui sont venus après les quelque 27 milliards votés dans la deuxième moitié du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
France Info 8/9/2013

L’airbus et le nimbus

L’espace aérien se restreint de plus en plus, la plus grande partie est réservée aux militaires(pour jouer à la guerre) et dans une moindre mesure à l’aviation commerciale. Le vol à voile et autres sports aériens se partagent les miettes. Cette situation m’a inspiré cette parodie de fable (le Nimbus est le nom d’un planeur, la DGAC est la Direction de l’Aviation Civile et une TMA est un espace aérien qui surplombe un aéroport).

Un planeur glissait
Dans l’air pur vers l’ombre d’un cumulus
Quand, plus haut, passa un Airbus,
Rempli de passagers replets et satisfaits.
Qui te rend si hardi de troubler mon espace,
Dis son pilote que le planeur agace,
Tu seras châtié de ta témérité.
Commandant, implora le vélivole peiné,
Ne vous mettez pas en colère,
Voyez plutôt comme je galère
Et combien j’endure de souffrances
À gagner quelques mètres dans mon ascendance
À plus de deux mille pieds sous votre réacteur
Et que par conséquent, en aucune façon
Je ne puis troubler votre navigation.
Tu me gênes, hurla le commandant de mauvaise humeur,
Et je sais que de moi, sans vergogne, tu médis naguère.
Comment l’aurais-je fait, j’étais encore en double-commande,
Repris le vélivole contrit par cette réprimande.
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. –C’est donc ton instructeur,
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous autres vélivoles et vos satanés planeurs.
Et l’Aviation Civile dit qu’elle en avait assez.
Là-dessus, du fond de la DGAC,
Un fonctionnaire tira les traits d’une TMA respectable
Interdite aux planeurs indésirables.

Daniel Glaser
D’après Jean de la Fontaine

Les règles de l'art

L’aéronautique est un secteur où la sécurité a toujours été une priorité, loin devant les considérations commerciales. En matière de sécurité, l’étude des facteurs humains a pris une place si importante que cette matière apparaît désormais dans tous les examens de l’aviation civile. Les "règles de l’art" évoquent cette discipline en faisant un clin d’oeil aux "compagnons" qui eux aussi devaient respecter scrupuleusement les «règles de l’art».

RÈGLE N° 1 : ÊTRE PRÊT

C’est à dire : faire en sorte d’être apte à réaliser le vol projeté sur le plan : physique (être reposé, alimentation équilibrée, pas d’alcool), intellectuel (acquisition des connaissances nécessaires, documentation accessible et à jour), mental (ne pas se laisser submerger par des soucis extérieurs comme divorce, deuil, chômage, enfants, etc…, ne pas hésiter à renoncer au vol si on ne se sent pas bien).

RÈGLE N° 2 :S’INFORMER AVANT DE DÉCIDER

Dans presque toutes les phases de vol, des décisions s’imposent, or les incitations possibles sont souvent contradictoires. Avant prendre une décision, il est donc important de collecter toutes les informations pertinentes, de les analyser afin d’envisager les conséquences d’une option par rapport à une autre. Garder à l’esprit que les conséquences d’une décision ont souvent des effets inattendus et des ramifications plus larges qu’on ne l’imaginait au départ.

N° 3 : DOUTER À PRIORI

Au sol comme en vol, il est nécessaire de faire preuve d’un scepticisme fondamental. Ne jamais faire confiance à une information sans s’assurer qu’elle est crédible ou qu’elle n’est pas porteuse d’une erreur identifiable. Ne jamais négliger une information contradictoire, même insignifiante, elle peut être le révélateur d’un fait fondamental qui nous a échappé. Douter de soi, de ses propres décisions, de ses propres représentations mentales en sachant que l’homme est faillible, que tout le monde fait des erreurs. Se remettre en cause fréquemment, rester ouvert à une remise en cause d’un projet d’action ou d’une représentation mentale de la situation.

RÈGLE N° 4 : ÊTRE POSITIF

En toute circonstance, mais surtout en situation critique, il convient d’adopter une attitude positive qui optimise l’efficacité de l’équipage ou de l’équipe au sol: c’est la synergie. Chacun doit s’efforcer d’adopter un comportement qui facilite la communication entre tous les intervenants. Créer une ambiance de coopération et de coordination, privilégier la qualité des relations humaines, sont des facteurs de sécurité.

RÈGLE N° 5 : RÉFLECHIR AVANT D’AGIR

Toute action doit être précédée d’un projet d’action, une sorte de planification des tâches, une préparation mentale. Avant toute action, en envisager les conséquences, il y a toujours des précautions à prendre avant de mettre en œuvre un système, une procédure ou une manœuvre. Aucune situation ne justifie la précipitation, il est souvent souhaitable de perdre du temps pour être en mesure d’agir sereinement.

RÈGLE N° 6 : SE CONTRÔLER MUTUELLEMENT

Dans la conduite du vol, toute action doit être clairement annoncée par celui qui la fait et contrôlée par l’autre PNT. De plus l’information doit circuler et être partagée.

RÈGLE N° 7 : CONTRÔLE DES ACTIONS

Le contrôle est le point fondamental de l’interface homme/machine. Toute action sur la commande d’un système doit s’accompagner du contrôle de la prise en compte de l’ordre par le système et du résultat attendu. Il permet la détection des pannes, des dysfonctionnements d’un système ou des erreurs de manipulation. Le contrôle de l’action, en général, permet de détecter les écarts de trajectoires, les écarts de paramètres et les écarts entre sa propre représentation mentale du fonctionnement de la machine et la réalité. Les conséquences de ces écarts peuvent être dramatiques. Mais attention : l’homme privilégie toujours les informations qui confortent ses idées et ses décisions plutôt que celles qui les infirment. La reconnaissance et la prise en compte permanente de nos erreurs, même infîmes, est le mécanisme par lequel nous réajustons individuellement nos actions pour les rendre plus conformes à la réalité et à nos objectifs. Le monde aéronautique devrait être un domaine d’honnêteté absolu vis à vis des erreurs humaines.

RÈGLE N° 8 : SAVOIR DIRE NON

Ne pas céder à une pression, une incitation ou une demande sans s’assurer que la sécurité est préservée. Il faut résister à une contrainte qui entamerait la maîtrise de la situation. L’excès de confiance en soi n’est pas une contrainte mais elle agit de façon similaire, elle est souvent à l’origine d’accidents facilement évitable. En vol à voile, la peur de l’échec (la vache), peut pousser à prendre des risques inappropriés par rapport aux enjeux et conduire à une prise de terrain acrobatique suivi d’un accident à l’atterrissage. Dans ce cas, la pression vient de l’intérieur.

RÈGLE N° 9 : SE CONDITIONNER

Toute procédure, surtout celles concernant les phases critiques, doit être apprise, révisée mentalement et réactivée périodiquement. La rareté d’une situation d’urgence ne saurait être un alibi à l’ignorance de sa procédure, bien au contraire. Même un scénario peu probable arrivera un jour ou l’autre. Presque tous les accidents aujourd’hui étaient des scénarios improbables. Chaque phase de vol doit déclencher un conditionnement préalable à une éventuelle situation d’urgence afin de réactiver mentalement les procédures correspondantes.

RÈGLE N° 10 : DONNER PRIORITÉ À LA TRAJECTOIRE

En toute phase de vol, le contrôle de la trajectoire doit être une priorité, les actions entreprises ne doivent pas nuire à ce contrôle.

RÈGLE N° 11 : RESPECTER LES PROCÉDURES

Dans la très grande majorité des cas, cas normaux ou cas d’urgence, il existe une procédure qui permet d’effectuer une manœuvre ou de résoudre un cas d’urgence. Rechercher cette procédure et l’appliquer.

RÈGLE N° 12 : ETRE SUR SES GARDES

Au sol ou en vol, même quand tout va bien, il convient de rester vigilent. Dans les phases de vol normal où aucune anomalie n’est détectée, une vigilence soutenue permettra de déceler les indices de développement d’une situation anormale. Être réceptif à des événements inattendus, même mineurs, qui sont souvent des signaux d’une représentation erronée de la situation.

RÈGLE N° 13 : LEVER LE DOUTE SYSTÉMATIQUEMENT

Le lever de doute est un excellent outil de détection des erreurs. Ne jamais rester sur une incertitude, ne jamais négliger une information contradictoire, même mineure. Mieux vaut dire une bêtise que d’en laisser faire une. Si un indice semble anormal, il l’est vraisemblablement. Ne pas hésiter à rechercher les causes d’une anomalie et d’en parler aux autres jusqu’au lever de doute définitif. Une information contradictoire mineure est souvent l’indice d’un problème caché. La pire des attitudes est de négliger une information anormale ou d’inventer une fausse explication pour apaiser ses doutes et privilégier le confort d’esprit ou la paresse intellectuelle.

RÈGLE N° 14 : ÉTABLIR UNE PRIORITÉ DES TÂCHES

Toujours chercher à diminuer la charge de travail. En fonction de la phase de vol ou de la situation, certaines tâches sont prioritaires par rapport à d’autres. Savoir hiérarchiser les actions, décider des priorités. Ne pas faire deux choses en même temps, sous peine d’erreur ou de perte d’efficacité. En situation d’urgence, se limiter à l’essentiel et négliger ce qui peut l’être, sont des facteurs de diminution du stress. L’anticipation est un outil indispensable pour gérer les tâches, le temps et la charge de travail.

RÈGLE N° 15 : PARTAGER SON EXPÉRIENCE AVEC LES AUTRES

En aéronautique, les accidents et même les incidents, sont rares, chacun a donc peu d’expérience des situations d’urgence. Dans un soucis de prévention collective, chacun doit partager son expérience avec les autres, c’est le rôle des bulletins de sécurité des vols édités dans chaque compagnie aérienne. Les comptes-rendus d’accidents du BEA sont une autre source d’information quasiment inépuisable, ajoutons que la rigueur des enquêtes et la profondeur d’analyse de ces comptes-rendus sont absolument remarquables. Nul doute que le BEA a fait progresser à grands pas la sécurité aérienne.

Article adapté par Daniel Glaser d’un document du Centre d’Instruction AIR FRANCE.

Remerciements à Jean-Claude DUVAL (Air France) et Jacques ENJALBERT (Britair).

Bibliographie

Quelques livres qui mériteraient un autodafé :

ATHÉISME

"Traité d’athéologie" de Michel ONFRAY
"Au nom de Dieu" de David YALLOP (Hypothèse de l’assassinat du pape Jean-Paul 1er)
"Pour en finir avec Dieu" de Richard DAWKINS
"Dieu n’est pas grand" de Christopher HITCHENS
"L’avenir d’une illusion" de Sigmund FREUD
"Apologie du blasphème" de Jean-Paul GOUTEUX
"La foi qui tue" de Bernard OUDIN


SOCIÉTÉ

"Mes combats" de René DUMONT
"La société intégrale" de Cédric LAGANDRÉ
"Politique du rebelle" de Michel ONFRAY
"L’avenir laïque" de Étienne PION

Dieu, que la guerre est belle !

Notre pays est coutumier des manifestations : les français descendent volontiers dans la rue pour faire entendre leur voix quand le gouvernement s’attaque à leurs acquits sociaux, pour se plaindre des bas salaires, etc. Puis vient la guerre des chiffres : cent mille manifestants selon la police, un million selon les organisateurs. Mais toujours des grands nombres. Comme moi, vous avez remarqué l’indigence du nombre de manifestants lors des marches pour la paix ou pour l’abolition des armes nucléaires, on arrive péniblement à mobiliser 70 à 80 illuminés sur une population de 200 000 habitants dans le bassin de Besançon ; les photos reçues des autres sections sont toutes aussi affligeantes, il n’est par rare de voir quatre pelés et trois tondus sous leur parapluie tendre une banderole pacifiste devant quelques passants indifférents. Triste spectacle qui prête plutôt à sourire comme on sourit aux mésaventures de Charlot.
Je me suis posé la question : pourquoi un tel désintérêt pour la paix ? Les Français n’aiment-ils pas la paix ou plutôt aiment-t-ils la guerre ? Qu’est-ce qui suscite leur apathie? Pourquoi un enjeu aussi important et universel que la paix ne provoque-t-il pas une mobilisation populaire massive ? Et le pire, pourquoi notre mouvement suscite-t-il l’ironie ? Je pèse mes mots, l’ironie est bien réelle même si elle est retenue. Mais cette ironie est presque pardonnable : pourquoi militer pour la paix dans un pays qui est déjà en paix ? C’est aussi ridicule qu’une mobilisation de femmes qui défileraient aujourd’hui pour demander le droit de vote !
Je propose quelques éléments de réponse qui n’engagent que moi.
Pour la plupart des Français :


  • Une nouvelle guerre est impossible en France
  • Les guerres lointaines ne nous concernent pas
  • Une guerre est toujours justifiée et nécessaire
  • L’armée est une institution indispensable
  • L’armée en général et l’arme nucléaire en particulier nous protègent
  • Noble est le métier des armes, belle est la guerre
  • Les soldats sont des hommes exemplaires, des héros
  • Les pacifistes sont au mieux des rêveurs au pire des traîtres

La désaffection des Français pour une mobilisation en faveur de la paix semble corroborer les hypothèses ci-dessus.


  • Une nouvelle guerre est impossible en France
  • Tout le monde était persuadé en 1918 que cette guerre serait la dernière tant elle avait coûté chère en vies humaines (au total 10 millions de morts et 8 millions d’invalides), pourtant une nouvelle guerre éclatait 21 ans plus tard. Aujourd’hui, les raisons d’une nouvelle guerre ne manquent pas pour douter d’une telle affirmation : ambitions hégémoniques des grandes puissances, escalade des dépenses d’armement, raréfaction du pétrole et autres matières premières, religions, terrorisme, etc. Ceux qui ne croient pas à une nouvelle guerre n’ont jamais ouvert un livre d’histoire et n’ont jamais réfléchi.
  • Les guerres lointaines ne nous concernent pas
  • Cette vérité, jamais explicite, est bien implantée dans le subconscient du Français moyen dont l’individualisme n’est plus à démontrer. En fait, les attentats en Europe, les drames de l’émigration montrent que c’est faux, nous sommes tous concernés par les guerres en Europe de l’Est, au Moyen-Orient ou par le conflit israélo-palestinien.
  • Une guerre est toujours justifiée et nécessaire
  • Les Français ne se posent pas vraiment de questions et gobent facilement la propagande gouvernementale qui avance les bons arguments pour justifier ses interventions militaires : réparer une injustice, défendre un peuple agressé, renverser un dictateur, promouvoir la démocratie, etc. Ils ignorent, ou veulent ignorer, les vraies raisons d’une guerre, des raisons souvent économiques pour l’État et pour les entreprises privées. N’oublions pas que la plupart des médias, qui devraient dénoncer les mensonges, sont inféodés soit au pouvoir soit aux entreprises Ainsi pour faire accepter une guerre par l’opinion publique, les gouvernements :
    – cachent les intérêts économiques
    – diabolisent l’ennemi pour effrayer le citoyen
    – font passer l’agressé pour l’agresseur
    – monopolisent le débat pour cacher les voix dissonantes
    – censurent les informations adverses
    Quant à la nécessité d’une guerre, le débat est ouvert. Pour ma part, je préfère m’en tenir à l’avis de Louis Lecoin qui déclare : "S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres". Selon le journaliste et écrivain Michel Collon, la guerre est rendue acceptable par une "militarisation des esprits", il estime aussi que "la guerre est une solution de facilité qui ne demande aucune analyse et aucun effort diplomatique". Dominique de Villepin déclare de son côté : "Une guerre ne peut engendrer que deux résultats, soit elle ne sert à rien, soit elle aggrave la situation. Un État comme la France n’a pas à peser sur un camp ou sur un autre, la France a vocation à inventer une solution diplomatique en se plaçant au-dessus des intérêts des uns et des autres".
  • L’armée est une institution indispensable
  • L’armée a toujours existé depuis que les hommes ont tracé des frontières. L’armée a probablement moins servi les agressés à se défendre que les agresseurs à asseoir leur hégémonie et à conquérir de nouveaux territoires. L’armée a permis à des hommes politiques d’assouvir leur soif de pouvoir en réalisant des coups-d’état. Sous la volonté de certains officiers, l’armée a souvent elle-même fomenter ses propres coups-d’état pour imposer un pouvoir militaire. On ne connait que trop bien les conséquences de ces dictatures militaires : Espagne, Chili, Argentine, Grèce… sont autant de noms évocateurs de tristes souvenirs. Il était une époque où l’on pensait que l’armée pouvait être utile à la sécurité d’une nation, mais à l’heure de l’Europe on peut s’interroger sur cette légendaire utilité. De plus, nul besoin d’être un grand analyste pour constater la vanité et l’impuissance des plus grandes forces militaires actuelles contre des ennemis épars qui pratiquent guérilla et terrorisme. La bêtise humaine, selon Einstein, étant infinie, on comprend mieux pourquoi les hommes préfèrent s'entre-tuer plutôt que de dialoguer en vue d’une solution diplomatique, il est vrai aussi que les négociations sont bien moins rentables pour le secteur militaro-industriel. La guerre est la conjugaison de la bêtise, de la cupidité et de l’agressivité de l’homme. Même les animaux ne se font pas la guerre sachant d’instinct qu’ils n’ont rien à y gagner. Officiellement 24 états ne possèdent pas d’armée et s’en portent très bien. Pour ma part, je pense que la force d’un pays ne tient pas dans son arsenal militaire mais plutôt dans l’excellence de son éducation, dans son aptitude à enrayer la misère et dans son rayonnement culturel. Je vais encore plus loin, je pense même que l’intelligence collective d’un peuple tient dans sa capacité à vivre sans armée.
  • L’armée en général et l’arme nucléaire en particulier nous protègent
  • Cette légende me fait penser aux jolis contes de Noël. Les militaires n’ont jamais protégé les citoyens. L’armée est surtout là pour protéger les intérêts du capital, en particulier les intérêts économiques des entreprises françaises implantées à l’étranger, pourquoi note-t-on une forte présence militaire française en Afrique ? Pour protéger les Africains ? Inutile de polémiquer, il faut être un fou ou un président de la République pour penser que l’arsenal nucléaire nous protège et nous met à l’abri d’une guerre. Mais la propagande en général et le défilé du 14 Juillet en particulier ne cessent de nous rassurer en faisant la promotion de notre armée et de son arme de dissuasion qu’il faudrait bénir, mais ça doit être déjà fait. Bien au contraire, les armes nucléaires sont une menace permanente, non seulement pour la paix mais surtout pour l’avenir de l’humanité toute entière. Il faut croire que le citoyen est bien peu lucide ou bien crédule pour ne pas mesurer l’ampleur du danger.
  • Noble est le métier des armes, belle est la guerre
  • Depuis la nuit des temps le métier des armes a séduit, les hommes directement et les femmes indirectement. Nos sociétés machistes ont toujours élevé la guerre au rang d’art ("l’art de la guerre", je ne l’invente pas). Être militaire est un honneur, avoir un militaire dans sa famille est une fierté, le cliché est encore solide et bien ancré dans le cerveau reptilien français. Je n’ai pas peur de me tromper en affirmant que tous les films et les romans se rapportant à la guerre en font plus ou moins l’apologie. Je passe sur ceux, trop nombreux, qui la présente comme le raffinement suprême de l’activité humaine, le berceau des héros et des demis-dieux, le vrai visage de l’Aventure. Même si elles n’osent pas déclarer ouvertement que "la guerre est belle", les autres oeuvres décrivent des héros qui n’ont pu émerger que "grâce" à la guerre, des actes de bravoures inhérents à ce contexte, des soldats qui incarnent le bien et des ennemis qui incarnent le mal, etc. Bref on nous fait comprendre que sans la guerre, la belle histoire qu’on vient de voir ou de lire n’existerait pas, que la guerre est un terreau favorable à l’éclosion de la vertu et de l’héroïsme. Les oeuvres dénonçant la guerre comme une malédiction absolue ou prenant radicalement une position anti-militariste sont des exceptions jamais diffusées ou même interdites : qui connait "La question", "Les sentiers de la gloire" ou "Avoir vingt ans dans les Aurès" ? La vérité est que la guerre est sale, nul n’est épargné par la guerre, ni le soldat qui agonise dans la boue, ni l’amputé, ni le survivant qui rapporte ses cauchemars dans sa musette, ni les veuves, ni les orphelins, ni les familles en exil, personne… en dehors marchands de canons.
  • Les soldats sont des hommes exemplaires, des héros
  • Le mythe populaire veut que les militaires soient de vrais hommes qui se battent pour défendre la patrie. En réalité les uns font ça pour gagner de l’argent, souvent par défaut d’autres aptitudes, les autres par obligation. N’attendez pas d’un militaire qu’il vous raconte ses exactions, il vous racontera plutôt ses exploits, ses actes de bravoures, souvent imaginaires. Le héros n’est pas celui que vous croyez, en général c’est juste celui qui est mort ou celui qui a reçu un éclat d’obus dans la jambe, de là à invoquer l’héroïsme… Non, pour connaître la vérité sur la conduite des militaires, mieux vaut se fier aux témoignages des vaincus et à quelques rares historiens interdits de publication comme Paul Vigné d’Octon (qui nous a laissé "La gloire du sabre" afin de nous dévoiler l’horrible réalité des guerres de colonisation). La face cachée de l’armée, celle qu’on vous épargne pudiquement, c’est la torture, les assassinats, les viols, les pillages et autres crimes ou vilenies envers les populations civiles. Et les médailles militaires sont assez tolérantes à cet égard.
  • Les pacifistes sont au mieux des rêveurs au pire des traîtres
  • Contrairement à nos vaillants soldats, nous pacifistes, sommes des rêveurs déconnectés de la réalité, nous ne comprenons rien au monde actuel. On tente de nous faire croire que sans armée, sans guerre, il n’est point de salut, que la réalité économique est à ce prix, que sans armée notre pays serait envahi par des hordes d’étrangers plus ou moins barbares. Nous sommes des traîtres car nous dénigrons la nation et ses frontières, nous salissons l’armée et son drapeau, symbole de la patrie, nous contestons la légitimité et la pertinence des interventions armées. Les traîtres pacifistes doivent être désignés à la vindicte populaire et éventuellement assassinés quand ils sont influents : pensez à Gandhi, Martin Luther King, Jean Jaurès et beaucoup d’autres moins connus. Nous, pacifistes, pensons qu’aucune guerre n’est justifiée qu’aucune guerre n’a vraiment résolu un conflit que les soldats ne meurent pas pour la patrie mais pour les industriels que la guerre est un calcul économique qu’une négociation diplomatique est toujours possible que vendre des armes est qualifiable de complicité d’assassinat en bande organisée Nous sommes en effet des utopistes, mais l’utopie d’aujourd’hui sera la réalité de demain, et puis peu importe l’étiquette… l’utopie n’a jamais tué personne !

Daniel Glaser